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Posté le
12octobre

3 questions / 3 réponses à Jean-Marie Jacquet

Retrouvez ici l’intégralité de l’interview de Jean-Marie Jacquet publiée dans les Brèves d’ESTER du mois d’octobre 2009 (numéro 63).

Jean-Marie Jacquet, Responsable de Sorevi

Spécialiste des revêtements anti-usure, Sorevi a conquis le monde de la Formule 1 avec le Cavidur, utilisé à des fins mécaniques pour renforcer la performance et la durée de vie des pièces moteur. L’entreprise fête cette année ses 20 ans et a réuni cet été sur ESTER ses deux sites de Limoges et de Haute Savoie. Filiale du groupe Bekaert (spécialiste de la transformation des métaux) depuis 2005, Sorevi poursuit l’exploitation du procédé en se diversifiant.

Comment a évolué l’entreprise en 20 ans ?
L’histoire de Sorevi, c’est avant tout une belle histoire de travail scientifique, avec la mise au point et l’industrialisation d’une application devenue une référence internationale dans le monde de la haute compétition. L’entreprise a suivi un schéma classique de développement, rencontrant une forte croissance jusqu’en 2003. Depuis 2001, elle est soutenue par le groupe Belge Bekaert et bénéficie de son concours financier et technologique. Nous sommes aujourd’hui engagés dans une démarche de diversification, pour être moins dépendants de la formule 1.

Quelles sont vos pistes de diversification ?
Nous explorons principalement deux axes de diversification. Sur le marché de la compétition automobile, que Sorevi connaît bien et où le nom est connu, notre challenge est de diminuer les coûts, pour faire face à la pression économique. Elle est due à l’évolution du règlement qui réduit considérablement la consommation des pièces moteur. Pour 18 grand prix annuels, en 2007 un moteur était utilisé pour deux courses ; en 2009 chaque pilote est limité à 8 moteurs pour toute la saison, qualifications et courses confondues. Ces changements ont néanmoins un côté positif puisqu’ils nous permettent de fidéliser nos clients, exigeants sur la qualité des pièces revêtues. Toujours dans le secteur automobile, nous cherchons également à investir le marché des autres compétitions automobiles et à nous rapprocher des distributeurs pour éventuellement toucher les particuliers.
Nous travaillons en parallèle sur de nouvelles applications, notamment au service de l’industrie, pour la mise en forme des métaux. Notre technologie pourrait permettre d’abaisser les coûts de maintenance en augmentant la longévité des pièces et en diminuant les arrêts dus au nettoyage.

Pour le marché automobile, est-il envisageable de réaliser de la grande série ?
Le site de Limoges est exclusivement dédié à des applications de petites séries et de très haute qualité : il reste la référence pour le Cavidur. Il serait délicat de coupler les deux techniques sur un même site. L’idée de réaliser des grandes séries est néanmoins d’actualité au sein de notre unité de Haute-Savoie.

Quel est le rôle de la R&D dans votre développement ?
Sorevi reste une entreprise innovante qui maintient constants ses efforts de R&D. C’est une voie qui nous permet de capitaliser sur le futur. Nos projets concernent toujours le secteur de la compétition automobile, pour lequel nous entendons continuer à améliorer la performance des moteurs. Nous achevons un projet avec le Pôle Européen de la Céramique et venons d’en débuter un nouveau en collaboration avec le département matériaux de l’ENSIL et le laboratoire SPCTS (Science des Procédés Céramiques et Traitements de Surface) de l’Université de Limoges. La concentration des différents acteurs céramiques et matériaux sur la Technopole est très positive pour Sorevi, pour les connaissances et les possibilités d’analyse que cela offre à proximité immédiate.