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7décembre

3 questions / 3 réponses à Pierre Faugeras (Directeur R&D de Dioptik)

Fin septembre, Dioptik profitait du congrès de la SFAR (Société Française d’Anesthésie et de Réanimation) pour sortir son premier produit, QuickAir. Ce vidéolaryngoscope à usage unique pourrait être commercialisé dès le début 2011.

Quels sont les avantages du vidéolaryngoscope QuickAir ?
Le laryngoscope est utilisé pour les anesthésies lors d’opérations chirurgicales, pour l’intubation des patients et la mise en place d’une respiration externe. Certains disposent de lames à usage unique, mais la plupart sont en inox, réutilisables. Cet appareil a peu évolué depuis 30 ans, alors que pour des raisons anatomiques, l’intubation peut parfois se révéler délicate. L’intérêt du vidéolaryngoscope QuickAir est de permettre au praticien de voir dans tous les cas l’image du larynx sur l’écran tout en préservant quand c’est possible sa vision directe, afin de sécuriser l’acte d’intubation. QuickAir, sur lequel nous travaillons depuis mars 2007, utilise des lames équipées d’un dispositif optique passif, c’est-à-dire d’un guide d’images à base de fibre optique.
Quickair est ergonomique, puisque sa prise en mains est identique à celle d’un appareil traditionnel, autonome car rechargeable, et nomade car sans fil. Dans le cadre de la lutte contre les maladies nosocomiales, il utilise également des lames à usage unique.
QuickAir présente également un intérêt pédagogique, grâce à un module wifi qui permet d’avoir un contrôle de visualisation sur un poste distant.

Quelles sont vos ambitions pour ce produit ?
Pour sa conception, nous avons travaillé en collaboration avec l’hôpital de Guéret et la clinique de la Marche. Nous avons également d’excellents retours à l’issue du congrès de la SFAR. Nous souhaitons donc pouvoir le commercialiser dès le début 2011, et pour cela commencer la fabrication de pré-séries le plus tôt possible.
Le marché français représente entre 5 et 6 millions d’anesthésies avec intubation par an, la part du jetable correspondant à 25/30 % du tout, c’est-à-dire 1,5 à 2 millions de lames en croissance. Plus globalement, nos objectifs de progression à 5 ans sont fixés à 10 % du marché mondial du jetable.

Quelles sont les prochaines étapes de développement de Dioptik ?
Suite à la conception de Quickair, il nous faut tout d’abord mettre en place l’outil industriel et l’équipe commerciale, ce qui représente un besoin financier important. Nous sommes donc en phase de levée de fonds de 2 millions d’euros. Plus généralement, le business de Dioptik est de développer, industrialiser et commercialiser des dispositifs optiques médicaux à usage unique. Notre technologie peut être déclinée sur plusieurs types d’appareils, et nous menons avec notre partenaire Photonis des recherches importantes pour la mise au point d’un nouveau dispositif : un autre produit est déjà dans les tiroirs.