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Posté le
5janvier

Claire Peyratout a pris la direction de l’ENSCI

Une nouvelle directrice pour l’ENSCI*

Claire Peyratout succède à Cécile pagnoux

Nommée directrice de l’ENSCI suite au Conseil d’Administration du 25 septembre dernier, Claire Peyratout a pris ses fonctions le 2 janvier. Dans un paysage de l’enseignement supérieur en pleine mutation, un projet de développement centré sur le rapprochement avec l’ENSIL** sera au cœur de son mandat.

Votre objectif est de mener à bien un projet d’école unique en 5 ans, qui réunirait l’ENSCI et l’ENSIL. A quelle logique répond-il ?
L’ENSCI diplôme environ 70 ingénieurs par an spécialisés dans le domaine des matériaux minéraux et des procédés associés, et délivre aussi des diplômes de master et de doctorat en co-habilitation. Cette formation, unique en France, est bien identifiée à l’international. De plus, l’école bénéficie de la reconnaissance de ses partenaires industriels pour la qualité de la formation et de la recherche conduites par ses enseignants. L’ENSCI se heurte aujourd’hui malgré tout à un problème structurel lié à sa petite taille. Ce problème ne peut être résolu en augmentant les effectifs, car le nombre de diplômés actuels correspond aux besoins du marché. Pour grossir, l’ENSCI a développé une stratégie d’alliance avec des réseaux d’école ingénieurs et des labels nationaux. L’évolution de l’Ecole vers un modèle d’établissement type INSA implique maintenant une structuration en département, que l’ENSCI seule ne peut pas assurer.
Sur le site d’ESTER, tous les ingrédients sont déjà présents pour mettre en place un pôle d’excellence dans le domaine des céramiques. Pour promouvoir et pérenniser la formation dans ce domaine d’activité, il faut construire un futur en partenariat avec l’ensemble des acteurs : industriels, centres techniques, pôle de compétitivité, et bien sûr écoles d’ingénieurs.

Concrètement, quelle serait la forme de cette école unique ?
L’idée est d’évoluer vers un établissement se rapprochant du modèle INSA, avec cycle préparatoire intégré en deux ans, puis un cycle de spécialisation de trois ans. Associer les filières ingénieur des deux écoles, ENSIL et ENSCI, permettrait de structurer et de faire émerger un pôle formation en ingénierie visible et renforcé doté de départements bien identifiés : les céramiques et les matériaux, où les disciplines sont complémentaires et où les chercheurs travaillent déjà dans le même laboratoire ; mais aussi la mécatronique, l’eau et environnement, et l’électronique et les télécommunications. Le rapprochement entre écoles d’ingénieurs est une tendance forte de l’enseignement supérieur depuis dix ans : il ne s’agit pas de perdre son identité, mais d’avancer groupés pour disposer d’une taille critique suffisante et gagner en cohérence et visibilité. En effet, ces critères sont les éléments indispensables pour être bien identifié au sein des grands ensembles de formation supérieure inter-régionaux actuellement en création.

Quelles sont les étapes à mener pour mettre en place cette nouvelle école d’ingénieur ?
Tout d’abord, les deux établissements partenaires doivent désigner un porteur du projet, chargé de rédiger les statuts et de coordonner la mutualisation dans un premier temps des fonctions support, puis du programme pédagogique. Pour cela, l’ENSCI souhaite travailler en concertation avec l’Université de Limoges. Je serai tout particulièrement attentive au devenir des personnels et à la gouvernance, avec par exemple la mise en place d’un conseil d’établissement comportant une représentativité importante des industriels, et notamment ceux du secteur céramique.

*Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle
**Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Limoges

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